Introduction
L’ activité de l’OMS dans la Région de la Méditerranée orientale reste influencée par deux facteurs clés — le besoin de sécurité humaine et la nécessité d’une approche claire impliquant les systèmes de santé pour la prestation de soins de santé. Les menaces continues à l’encontre de la sécurité humaine entravent l’amélioration durable du système de santé dans de nombreux pays, concentrent les ressources sur les interventions d’urgence, font obstacle aux efforts visant à accroître le bien-être des populations concernées, menacent les progrès vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement et remettent en question les acquis obtenus jusqu’à présent. Les besoins humanitaires en 2009 ont été aggravés par la crise économique régionale et mondiale, en particulier en Afghanistan, en Iraq, au Pakistan, en Somalie et au Yémen ainsi que par le blocus économique et les restrictions d’accès oppressantes à la Bande de Gaza. Outre ces problèmes particuliers, les systèmes de santé dans la Région ont été mis à mal par la menace de la grippe pandémique (H1N1) 2009.
Un système de santé solide peut contribuer à l’ efficacité et l’ efficience des divers programmes de santé. Un système de santé qui fonctionne correctement fournit une plate-forme pour la prestation de soins de santé. Par contre, lorsqu’un système de santé présente un fonctionnement insuffisant pour obtenir des prestations de soins de santé efficaces, ce dernier devient un obstacle aux programmes de santé et encourage la fragmentation et une approche verticale. La Région prend graduellement en compte ce message mais il est nécessaire de faire davantage pour s’assurer que les systèmes de santé reçoivent des financements adéquats et des ressources appropriées, et qu’ils bénéficient d’une surveillance garantissant la prestation efficace des services et le bien-être des patients. Les systèmes de santé parfaitement fonctionnels qui mettent l’ accent sur l’ accès équitable aux soins de santé sont aussi une composante clé de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement et de la poursuite des progrès accomplis.
À l’ approche de l’ année 2015, il devient clair qu’un certain nombre de pays de la Région sont confrontés à de grandes difficultés en ce qui concerne la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. La mortalité maternelle reste élevée dans sept pays. Des lacunes essentielles, relatives aux efforts visant à réduire de 75 % la mortalité maternelle par rapport aux taux de 1990, persistent. Il existe une grande disparité entre les taux de mortalité maternelle des pays de la Région et, ce qui est tout aussi important, au sein de certains pays. Une certaine disparité a également pu être observée en termes de chiffres absolus, avec 80 % des décès maternels survenant dans seulement trois pays. Même en prenant en compte les difficultés d’évaluation, il est probable que certains pays ne seront pas en mesure de réaliser l’objectif. L’ amélioration de l’accès à diverses interventions techniques est essentielle mais sera insuffisante en l’absence d’efforts parallèles visant à renforcer les systèmes de santé, éliminer les obstacles financiers ainsi que d’ autres obstacles pour aborder les déterminants économiques et sociaux plus larges de la santé de la femme et pour les prendre en compte.
Le VIH et la tuberculose restent aussi des problèmes persistants. Récemment, un examen d’une exhaustivité jamais égalée à ce jour concernant le VIH et les facteurs de vulnérabilité dans la Région a démontré que la prévalence du VIH dans la population générale restait faible dans tous les pays à l’exception de Djibouti et de certaines parties du Soudan et de Somalie. Toutefois, on dispose de données de plus en plus nombreuses indiquant que le VIH gagne du terrain dans les populations ayant un risque accru. La plupart des pays de la Région n’investissent pas encore en faveur de ces populations et ne se procurent pas un accès suffisant à ces dernières pour être en mesure de leur offrir des services de prévention et de traitement du VIH. Il est important de faire porter les efforts sur l’amélioration de la prestation de services à ces populations et son élargissement dès aujourd’hui pour inverser la progression de l’épidémie.
Les efforts dans le domaine de la lutte contre la tuberculose au cours des treize dernières années ont permis de réduire son incidence de 7,2 % par rapport à 1990, en plus de la diminution de 55 % de la prévalence et de 62 % de la mortalité associée à cette maladie. Le taux moyen de succès thérapeutique a continué à augmenter au cours de l’année précédente pour atteindre 88 %. Cependant, à 60 %, le taux de dépistage reste faible. Des efforts continus s’avèrent nécessaires pour garantir un accès universel aux soins. Cela signifie qu’il est nécessaire de renforcer le réseau national de laboratoires de la tuberculose aux niveaux régional et national, en impliquant tous les prestataires participant au traitement de la tuberculose et en s’attaquant aux problèmes liés à l’identification des groupes de population à haut risque.
Sur les autres fronts, la dengue représente une menace de santé publique émergente pour la Région. Depuis 1998, des épidémies de dengue et de dengue hémorragique ont été signalées dans la Région avec une fréquence croissante et selon une répartition géographique toujours plus vaste des virus et moustiques vecteurs. L’urbanisation anarchique, le changement climatique et les mouvements de population jouent tous un rôle dans cette expansion. Au cours de l’année précédente, des flambées de dengue et de dengue hémorragique ont été rapportées en Arabie saoudite, au Soudan et au Yémen. Djibouti, le Pakistan et la Somalie ont également signalé des flambées ces dix dernières années. Au niveau mondial, la dengue est l’infection transmise par les moustiques la plus répandue et pourrait s’étendre à davantage de pays dans la Région. Le besoin de renforcer les systèmes de surveillance, de notification et de préparation, y compris d’une riposte pour la lutte antivectorielle adéquate, représente l’enjeu principal de la lutte. Des efforts intensifs et coordonnés sont nécessaires de toute urgence pour faire face à l’ampleur de cette menace émergente et à l’aggravation des tendances épidémiologiques.
L’ éradication de la poliomyélite reste l’une des priorités du programme d’action dans la Région. La poliomyélite est toujours endémique dans quatre pays dans le monde. Dans les deux pays concernés de la Région, l’Afghanistan et le Pakistan, l’importance des progrès demeure difficile à établir. Les problèmes de sécurité continuent à entraver les efforts d’éradication en Afghanistan du sud et dans le nord-ouest du Pakistan. Dans les zones du Pakistan où la sécurité n’est pas compromise, en particulier, il est nécessaire de renforcer la gestion opérationnelle. Pourtant, plus de 80 % de la population du Pakistan vit actuellement dans des zones exemptes de poliomyélite. La circulation du poliovirus sauvage au Soudan s’est interrompue après une réinfection en 2008 et le pays est exempt de poliomyélite depuis plus d’un an. Tous les autres pays ont conservé leur statut de pays exempts de poliomyélite. Un développement remarquable a été l’approbation du plan stratégique mondial 2010-2012 par l’Assemblée mondiale de la Santé. Le plan a été élaboré à partir des enseignements tirés des vingt dernières années et prend en compte les résultats des missions d’évaluation pour les quatre pays endémiques et les deux pays récemment infectés. J’espère que ce plan nous permettra de compléter nos efforts.
L’ Assemblée générale des Nations Unies, au cours de sa soixante-quatrième session enavril 2010, a adopté une résolution historique sur la prévention et la lutte contre les maladies non transmissibles. L’impact économique de ces maladies et leurs répercussions sur le développement sont bien établis. Ces dernières années, les États Membres se sont fermement engagés à traiterces conséquences par le biais de l’Assemblée mondiale de la Santé et du Comité régional. Malgrétout, la prévention et la lutte continuent à manquer de ressources. Les données relatives à lacharge et à l’impact de ces maladies au niveau régional restent limitées. Les dépenses directes desménages pour les traitements sont élevées. Dans le même temps, les traitements à vie nécessairespour les personnes atteintes de maladies non transmissibles sont à la fois inabordables et difficilesà obtenir pour beaucoup. La stratégie régionale de lutte contre le cancer adoptée en 2009 parle Comité régional représente un grand pas en avant dans la réponse aux besoins concernantle cancer, mais il reste beaucoup à faire pour traiter les maladies non transmissibles en général.Parmi les besoins non satisfaits, on peut citer la concrétisation des engagements visant à intégrerla lutte contre les maladies non transmissibles dans les soins de santé primaires et la nécessité demettre en oeuvre la Stratégie mondiale sur l’alimentation, l’exercice physique et la santé.
La consommation de tabac est un facteur de risque majeur pour les maladies non transmissibles dans la Région. Au cours des dernières années, on a pu assister à des modifications dans les politiques et à l’ adoption de législations contraignantes dans de nombreux pays. Un système de surveillance est en place et on peut observer des campagnes de plaidoyer en faveur de la lutte antitabac, y compris des mises en garde illustrées dans la Région. Cependant, les décisions indispensables à la mise en oeuvre des mesures de lutte antitabac énergiques nécessaires n’ ont pas encore été prises. L’ augmentation des taxes sur les produits à base de tabac est l’ une des mesures bien connues pour réduire efficacement les taux de consommation. Un très petit nombre de pays ont adopté l’ approche recommandée par l’ OMS consistant à augmenter les taxes. Une approche plurisectorielle et une mise en oeuvre stricte de la Convention-cadre pour la lutte antitabac représentent les voies du progrès.
Une action impliquant un éventail de secteurs est requise pour s’ attaquer aux répercussions de plus en plus sévères des accidents de la circulation. La mortalité due aux traumatismes par accident de la circulation positionne maintenant la Région en première place dans le monde, parmi les régions de l’OMS, ce qui est peu enviable. La résolution adoptée par le Comité régional l’ année dernière, la première du genre dans ce domaine, représente une avancée majeure. Un certain nombre de pays ont déjà élaboré des stratégies et des plans nationaux et le Bureau régional prépare actuellement un cadre à l’ appui des autres pays pour la mise en oeuvre de la résolution. Depuis, l’ Assemblée générale des Nations Unies a déclaré la période 2011-2020 Décennie d’ action pour la sécurité routière et l’ OMS joue un rôle moteur à cet égard. Il s’agit là d’une bonne nouvelle car il n’ est jamais trop tard pour sauver des vies. J’ espère voir l’intensification de l’ action qui a été mise en route.
Introduction
L’ activité de l’OMS dans la Région de la Méditerranée orientale reste influencée par deux facteurs clés — le besoin de sécurité humaine et la nécessité d’une approche claire impliquant les systèmes de santé pour la prestation de soins de santé. Les menaces continues à l’encontre de la sécurité humaine entravent l’amélioration durable du système de santé dans de nombreux pays, concentrent les ressources sur les interventions d’urgence, font obstacle aux efforts visant à accroître le bien-être des populations concernées, menacent les progrès vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement et remettent en question les acquis obtenus jusqu’à présent. Les besoins humanitaires en 2009 ont été aggravés par la crise économique régionale et mondiale, en particulier en Afghanistan, en Iraq, au Pakistan, en Somalie et au Yémen ainsi que par le blocus économique et les restrictions d’accès oppressantes à la Bande de Gaza. Outre ces problèmes particuliers, les systèmes de santé dans la Région ont été mis à mal par la menace de la grippe pandémique (H1N1) 2009.
Un système de santé solide peut contribuer à l’ efficacité et l’ efficience des divers programmes de santé. Un système de santé qui fonctionne correctement fournit une plate-forme pour la prestation de soins de santé. Par contre, lorsqu’un système de santé présente un fonctionnement insuffisant pour obtenir des prestations de soins de santé efficaces, ce dernier devient un obstacle aux programmes de santé et encourage la fragmentation et une approche verticale. La Région prend graduellement en compte ce message mais il est nécessaire de faire davantage pour s’assurer que les systèmes de santé reçoivent des financements adéquats et des ressources appropriées, et qu’ils bénéficient d’une surveillance garantissant la prestation efficace des services et le bien-être des patients. Les systèmes de santé parfaitement fonctionnels qui mettent l’ accent sur l’ accès équitable aux soins de santé sont aussi une composante clé de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement et de la poursuite des progrès accomplis.
À l’ approche de l’ année 2015, il devient clair qu’un certain nombre de pays de la Région sont confrontés à de grandes difficultés en ce qui concerne la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. La mortalité maternelle reste élevée dans sept pays. Des lacunes essentielles, relatives aux efforts visant à réduire de 75 % la mortalité maternelle par rapport aux taux de 1990, persistent. Il existe une grande disparité entre les taux de mortalité maternelle des pays de la Région et, ce qui est tout aussi important, au sein de certains pays. Une certaine disparité a également pu être observée en termes de chiffres absolus, avec 80 % des décès maternels survenant dans seulement trois pays. Même en prenant en compte les difficultés d’évaluation, il est probable que certains pays ne seront pas en mesure de réaliser l’objectif. L’ amélioration de l’accès à diverses interventions techniques est essentielle mais sera insuffisante en l’absence d’efforts parallèles visant à renforcer les systèmes de santé, éliminer les obstacles financiers ainsi que d’ autres obstacles pour aborder les déterminants économiques et sociaux plus larges de la santé de la femme et pour les prendre en compte.
Le VIH et la tuberculose restent aussi des problèmes persistants. Récemment, un examen d’une exhaustivité jamais égalée à ce jour concernant le VIH et les facteurs de vulnérabilité dans la Région a démontré que la prévalence du VIH dans la population générale restait faible dans tous les pays à l’exception de Djibouti et de certaines parties du Soudan et de Somalie. Toutefois, on dispose de données de plus en plus nombreuses indiquant que le VIH gagne du terrain dans les populations ayant un risque accru. La plupart des pays de la Région n’investissent pas encore en faveur de ces populations et ne se procurent pas un accès suffisant à ces dernières pour être en mesure de leur offrir des services de prévention et de traitement du VIH. Il est important de faire porter les efforts sur l’amélioration de la prestation de services à ces populations et son élargissement dès aujourd’hui pour inverser la progression de l’épidémie.
Les efforts dans le domaine de la lutte contre la tuberculose au cours des treize dernières années ont permis de réduire son incidence de 7,2 % par rapport à 1990, en plus de la diminution de 55 % de la prévalence et de 62 % de la mortalité associée à cette maladie. Le taux moyen de succès thérapeutique a continué à augmenter au cours de l’année précédente pour atteindre 88 %. Cependant, à 60 %, le taux de dépistage reste faible. Des efforts continus s’avèrent nécessaires pour garantir un accès universel aux soins. Cela signifie qu’il est nécessaire de renforcer le réseau national de laboratoires de la tuberculose aux niveaux régional et national, en impliquant tous les prestataires participant au traitement de la tuberculose et en s’attaquant aux problèmes liés à l’identification des groupes de population à haut risque.
Sur les autres fronts, la dengue représente une menace de santé publique émergente pour la Région. Depuis 1998, des épidémies de dengue et de dengue hémorragique ont été signalées dans la Région avec une fréquence croissante et selon une répartition géographique toujours plus vaste des virus et moustiques vecteurs. L’urbanisation anarchique, le changement climatique et les mouvements de population jouent tous un rôle dans cette expansion. Au cours de l’année précédente, des flambées de dengue et de dengue hémorragique ont été rapportées en Arabie saoudite, au Soudan et au Yémen. Djibouti, le Pakistan et la Somalie ont également signalé des flambées ces dix dernières années. Au niveau mondial, la dengue est l’infection transmise par les moustiques la plus répandue et pourrait s’étendre à davantage de pays dans la Région. Le besoin de renforcer les systèmes de surveillance, de notification et de préparation, y compris d’une riposte pour la lutte antivectorielle adéquate, représente l’enjeu principal de la lutte. Des efforts intensifs et coordonnés sont nécessaires de toute urgence pour faire face à l’ampleur de cette menace émergente et à l’aggravation des tendances épidémiologiques.
L’ éradication de la poliomyélite reste l’une des priorités du programme d’action dans la Région. La poliomyélite est toujours endémique dans quatre pays dans le monde. Dans les deux pays concernés de la Région, l’Afghanistan et le Pakistan, l’importance des progrès demeure difficile à établir. Les problèmes de sécurité continuent à entraver les efforts d’éradication en Afghanistan du sud et dans le nord-ouest du Pakistan. Dans les zones du Pakistan où la sécurité n’est pas compromise, en particulier, il est nécessaire de renforcer la gestion opérationnelle. Pourtant, plus de 80 % de la population du Pakistan vit actuellement dans des zones exemptes de poliomyélite. La circulation du poliovirus sauvage au Soudan s’est interrompue après une réinfection en 2008 et le pays est exempt de poliomyélite depuis plus d’un an. Tous les autres pays ont conservé leur statut de pays exempts de poliomyélite. Un développement remarquable a été l’approbation du plan stratégique mondial 2010-2012 par l’Assemblée mondiale de la Santé. Le plan a été élaboré à partir des enseignements tirés des vingt dernières années et prend en compte les résultats des missions d’évaluation pour les quatre pays endémiques et les deux pays récemment infectés. J’espère que ce plan nous permettra de compléter nos efforts.
L’ Assemblée générale des Nations Unies, au cours de sa soixante-quatrième session enavril 2010, a adopté une résolution historique sur la prévention et la lutte contre les maladies non transmissibles. L’impact économique de ces maladies et leurs répercussions sur le développement sont bien établis. Ces dernières années, les États Membres se sont fermement engagés à traiterces conséquences par le biais de l’Assemblée mondiale de la Santé et du Comité régional. Malgrétout, la prévention et la lutte continuent à manquer de ressources. Les données relatives à lacharge et à l’impact de ces maladies au niveau régional restent limitées. Les dépenses directes desménages pour les traitements sont élevées. Dans le même temps, les traitements à vie nécessairespour les personnes atteintes de maladies non transmissibles sont à la fois inabordables et difficilesà obtenir pour beaucoup. La stratégie régionale de lutte contre le cancer adoptée en 2009 parle Comité régional représente un grand pas en avant dans la réponse aux besoins concernantle cancer, mais il reste beaucoup à faire pour traiter les maladies non transmissibles en général.Parmi les besoins non satisfaits, on peut citer la concrétisation des engagements visant à intégrerla lutte contre les maladies non transmissibles dans les soins de santé primaires et la nécessité demettre en oeuvre la Stratégie mondiale sur l’alimentation, l’exercice physique et la santé.
La consommation de tabac est un facteur de risque majeur pour les maladies non transmissibles dans la Région. Au cours des dernières années, on a pu assister à des modifications dans les politiques et à l’ adoption de législations contraignantes dans de nombreux pays. Un système de surveillance est en place et on peut observer des campagnes de plaidoyer en faveur de la lutte antitabac, y compris des mises en garde illustrées dans la Région. Cependant, les décisions indispensables à la mise en oeuvre des mesures de lutte antitabac énergiques nécessaires n’ ont pas encore été prises. L’ augmentation des taxes sur les produits à base de tabac est l’ une des mesures bien connues pour réduire efficacement les taux de consommation. Un très petit nombre de pays ont adopté l’ approche recommandée par l’ OMS consistant à augmenter les taxes. Une approche plurisectorielle et une mise en oeuvre stricte de la Convention-cadre pour la lutte antitabac représentent les voies du progrès.
Une action impliquant un éventail de secteurs est requise pour s’ attaquer aux répercussions de plus en plus sévères des accidents de la circulation. La mortalité due aux traumatismes par accident de la circulation positionne maintenant la Région en première place dans le monde, parmi les régions de l’OMS, ce qui est peu enviable. La résolution adoptée par le Comité régional l’ année dernière, la première du genre dans ce domaine, représente une avancée majeure. Un certain nombre de pays ont déjà élaboré des stratégies et des plans nationaux et le Bureau régional prépare actuellement un cadre à l’ appui des autres pays pour la mise en oeuvre de la résolution. Depuis, l’ Assemblée générale des Nations Unies a déclaré la période 2011-2020 Décennie d’ action pour la sécurité routière et l’ OMS joue un rôle moteur à cet égard. Il s’agit là d’une bonne nouvelle car il n’ est jamais trop tard pour sauver des vies. J’ espère voir l’intensification de l’ action qui a été mise en route.